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Critiques cd: Alea jacta est

  • Critique CD romantique par la Revue Musicale Suisse

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    https://www.musikzeitung.ch/fr/critiques/disques/2016/05/raffali.html#.V2QQ6RxS4x4

  • Regard de la presse sur le cd Schubert, Weber, Reinecke

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    L'Education musicale (Paris), Edith Weber.

    http://www.leducation-musicale.com/newsletters/breves0615.htm#_lien8

     

    Franz SCHUBERT : Introduction et Variations « Trockne Blumen » . Carl REINECKE : Sonate pour flûte. Carl Maria vonWEBER : Sonate pour piano n°2 (transcription pour flûte et piano). Guy Raffalli, flûte traversière, Adalberto Riva, piano.1CD VDE GALLO (www.vdegallo.ch ) : CD 1462. TT : 79' 16. 

    Les Disques GALLO convient leurs fidèles auditeurs à un festival romantique pour flûte et piano, consacré à trois compositeurs : Franz Schubert (1797-1828), Carl Reinecke (1824-1910) et Carl Maria von Weber (1786-1826). Guy Raffalli (flûte traversière en bois Abell 2013, dont la sonorité est proche de celle du XIXe siècle) et Adalberto Riva (piano historique, Genève, 1835) ont enregistré l'Introduction et Variations « Trockne Blumen » de Franz Schubert, extraites de son Cycle Die schöne Müllerin - La belle Meunière (D 802, op. posth. 160). L'Introduction Andante, quelque peu nostalgique, avec une belle ligne mélodique à la flûte et un accompagnement pianistique discret, est suivie du thème Andantino de caractère assez poussif, lancé au piano (qui n'est pas simplement réduit au rôle d'accompagnateur), puis à la flûte avec une extrême justesse dans l'aigu. Il donne lieu à 7 brèves Variations de caractère animé faisant appel à la volubilité de la flûte et à des commentaires décoratifs au piano ; la dernière, Allegretto, est bien enlevée. Dans sa Sonate pour flûte (op. 167) en 4 mouvements, Carl Reinecke (1824-1910) — élève du Conservatoire de Leipzig, pianiste, compositeur et chef d'orchestre à Brême et, dès 1860, directeur de l'Orchestre du Gewandhaus, professeur au Conservatoire et à l'Université de Leipzig — a exploité le thème d'Undine très connu au XIXe siècle avec le récit de Frédéric de La Motte-Fouqué. Le premier mouvement Allegro est assez allant ; le deuxième : Intermezzo allegretto vivace comporte des traits de virtuosité interprétés avec précision par les deux instruments ; le troisième : Andante tranquillo, particulièrement expressif, contraste avec le Finale : Allegro molto agitato et appassionato quasi Presto dans lequel les deux interprètes déploient tout leur talent au service de l'expression romantique. Carl Maria von Weber (1786-1826) — dont la carrière de pianiste virtuose se situe dans la mouvance de Johann Nepomuk Hummel et d'IgnazMoscheles — a transcrit lui-même, pour flûte et piano, sa Sonate bien connue pour piano n°2 en La bémol Majeur (1816). Elle est structurée en 4 mouvements aux tempi contrastés : Allegro moderato con spirito ed assai legato ; Andante ; Minuetto capricioso (Presto assai) et Rondo (moderato et molto grazioso). Elle se distingue par sa complexité polyphonique, sa proximité avec l'esthétique de l'opéra et, comme le souligne Guy Raffalli : « certains passages vont jusqu'à nous plonger dans un univers de piano orchestral ». Enregistré au Château de Gruyères (Suisse) bénéficiant d'une bonne acoustique, ce programme — dont l'intérêt est encore rehaussé par les sonorités d'époque des deux instruments —, tant par son contenu permettant de redécouvrir Carl Reinecke quelque peu tombé dans l'oubli que par son interprétation, s'inscrit délibérément dans un contexte romantique typiquement allemand.

     

    Klassik Center Kassel (Allemagne)

    Guy Raffalli est non seulement un soliste de renom, mais aussi un musicien de chambre passionné (qui a joué entre autres avec la harpiste Silke Aichhorn). Sur cet enregistrement, il joue sur une flûte Abell (2013), qui répond parfaitement aux exigences sonores des instruments originaux de l'époque de ces œuvres.

     

    24 Heures (Suisse)

     

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  • Dans des univers différents

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    DownloadedFile.jpegRevue Musicale Suisse . Thierry Dagon, 29.09.2013

    Guy Raffalli, un interprète particulièrement inspiré, présente des œuvres de Fukushima, Sveinsson et Jolivet.

    Œuvres intenses, sans concession, taillée dans du granit, les trois pièces de Kazuo Fukushima (Requiem, Mei, Shun San) exigent de l’interprète une technique de souffle et de lèvres sans faille, ce que le flûtiste Guy Raffalli maîtrise à la perfection. Souvent sans vibrato mais avec des variations de pression, d’attaques, de couleurs qui ne sont pas sans rappeler parfois le sakuhachi, utilisation ornementale de micro-intervalles, de sons multiphoniques, de doubles-trilles, nous sommes résolument dans une écriture actuelle. Toutefois, Fukushima joue avant tout sur les juxtapositions d’émotions fugaces par lesquelles Guy Raffalli nous entraîne dans un monde de rêve habité de couleurs lumineuses.

    Les 21 miniatures de Atli Heimir Sveinsson nous guident dans un univers souvent tournoyant et ludique parfois presque naïf. Chaque morceau qui compose cette suite intitulée 21 tons doit être exécuté en 1 minute ce qui, suivant la padge, fait jouer passablement de doubles-croches à la seconde ! A la fin de chaque pièce, l’on perçoit d’ailleurs, comme en clin d’œil, le claquement caractéristique d’une pendule d’échecs. 21 petits tableaux d’une exposition, qui nous font voir un monde de rapidité, rompant totalement avec l’univers zen des pièces de Fukushima.

    Seules pièces « du répertoire », les merveilleuses Incantations d’André Jolivet trouvent en Guy Raffalli un interprète qualifié et particulièrement inspiré. Cette musique, composée il y a presque 80 ans, reste aujourd’hui tout à fait moderne. Encore faut-il s’entendre sur ce mot ! D’une beauté insaisissable, les incantations ont été écrites avec une liberté intellectuelle totale face aux canons de l’écriture. On y perçoit bien, parfois, des successions de 12 sons qui pourraient faire penser à l’école viennoise. Mais ce serait enfermer un compositeur farouchement indépendant, car, à peine une série dessinée, on part très vite vers des couleurs orientales sans qu’il y ait disparité. Les 5 mouvements nous mènent sur des chemins de liberté qui ont gardé toute leur fraîcheur.

  • presse cd

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    CD Fukushima, Sveinsson, Jolivet

     

     

                   Revue Musicale Suisse

     

    Thierry Dagon, 29.09.2013

    DANS DES UNIVERS DIFFERENTS

    Guy Raffalli, un interprète particulièrement inspiré, présente des œuvres de Fukushima, Sveinsson et Jolivet.

    Œuvres intenses, sans concession, taillée dans du granit, les trois pièces de Kazuo Fukushima (Requiem, Mei, Shun San) exigent de l’interprète une technique de souffle et de lèvres sans faille, ce que le flûtiste Guy Raffalli maîtrise à la perfection. Souvent sans vibrato mais avec des variations de pression, d’attaques, de couleurs qui ne sont pas sans rappeler parfois le sakuhachi, utilisation ornementale de micro-intervalles, de sons multiphoniques, de doubles-trilles, nous sommes résolument dans une écriture actuelle. Toutefois, Fukushima joue avant tout sur les juxtapositions d’émotions fugaces par lesquelles Guy Raffalli nous entraîne dans un monde de rêve habité de couleurs lumineuses.

    Les 21 miniatures de Atli Heimir Sveinsson nous guident dans un univers souvent tournoyant et ludique parfois presque naïf. Chaque morceau qui compose cette suite intitulée 21 tons doit être exécuté en 1 minute ce qui, suivant la padge, fait jouer passablement de doubles-croches à la seconde ! A la fin de chaque pièce, l’on perçoit d’ailleurs, comme en clin d’œil, le claquement caractéristique d’une pendule d’échecs. 21 petits tableaux d’une exposition, qui nous font voir un monde de rapidité, rompant totalement avec l’univers zen des pièces de Fukushima.

    Seules pièces « du répertoire », les merveilleuses Incantations d’André Jolivet trouvent en Guy Raffalli un interprète qualifié et particulièrement inspiré. Cette musique, composée il y a presque 80 ans, reste aujourd’hui tout à fait moderne. Encore faut-il s’entendre sur ce mot ! D’une beauté insaisissable, les incantations ont été écrites avec une liberté intellectuelle totale face aux canons de l’écriture. On y perçoit bien, parfois, des successions de 12 sons qui pourraient faire penser à l’école viennoise. Mais ce serait enfermer un compositeur farouchement indépendant, car, à peine une série dessinée, on part très vite vers des couleurs orientales sans qu’il y ait disparité. Les 5 mouvements nous mènent sur des chemins de liberté qui ont gardé toute leur fraîcheur.

     

     

     

    L'Hebdo

    La flûte traversière est un vecteur des musiques d'aujourd'hui. Le souffle, outil de communication ancestral, les rend organiques, dans une fluide et poétique quête. Guy Raffalli en donne la preuve avec le programme de son récent disque, incluant des oeuvres de K. Fukushima, A. H. Sveinsson et André Jolivet. (Dominique Rosset)

     

    King International - Février 2013 - (Japon) 

    Compétence, habileté et brillante virtuosité.

    Récital de flûte virtuose du 20e siècle par Guy Raffalli. Le Japon, l’Islande et la France y sont représentés. L’un des charmes de cet album est la palette chamarrée des couleurs employées pour chaque compositeur.Pour les œuvres de Kazuo Fukushima, le travail sonore évoquant le Shakuachi (flûte traditionnel japonaise) est impressionnant. Les sonorités tendent vers un espace méditatif digne d’un chef-d’œuvre, relatant l’origine orientale dans son caractère dramatique. Les sonorités nous transportent vers un éblouissant kaléidoscope stylisé.Les 21 tons de Alti Heimir Sveinsson, pièces d’une minute chacune et soudainement interrompues par un violent coup percussif, nous plongent dans un univers cinématographique de coupes de différentes scènes, toutes empreintes de couleurs lumineuses et éclatantes.Les 5 incantations d’André Jolivet nous plongent dans l’univers de l’atonalité par ses répétitions, comme frappé par une sorte de malédiction. Guy Raffalli les traite de manière très fine et de main de maître.

    Compétence, habileté et brillante virtuosité.

     
     
    Victor Wirthner - Musicologue

    Avec son dernier CD, Guy Raffalli propose un florilège original d'oeuvres écrites pour flûte seule par des compositeurs du XXe siècle issus des quatre coins du monde, soit Kazuo Fukushima, l'Islandais Atli Heimir Sveinsson et André Jolivet.

    Toujours à la recherche de nouveaux défis, Guy Raffalli appartient sans contexte à la caste des flûtistes de talent qui refusent de se laisser emprisonner dans un genre musical. Cette démarche nourrit chez lui une réflexion continue sur la lecture des oeuvres d'autant plus que son intelligence se double d'une maîtrise absolue de l'instrument qui lui permet d'affronter en toute sérénité des oeuvres d'une difficulté redoutable, pour le plus grand bonheur de l'auditeur. Cette exigence au service de la partition mâtinée d'un son sublime s'exprime dans les trois pièces de Fukushima. Guy fait chanter son instrument en lui imprimant un modelé japonais qui souligne délicatement le phrasé de la mélodie tout en douceur et en délicatesse, fruit d'une sensibilité à fleur de peau.

    Glissés entre les oeuvres de Fukushima et Jolivet, les 21 tons de Sveinsson proposent un défi redoutable au niveau des sons : flatterzunge, sons multiphoniques, effets de langue entre autres, reflets en condensé des recherches actuelles poussant à l'extrême les limites de la flûte. Au modelé de Fukushima s'oppose ici une musique presque mécanique puisque chaque morceau ne dure qu'une minute. Cependant, Sveinsson n'a pas abandonné la ligne mélodique dont Guy Raffalli, avec une maestria époustouflante a su restituer l'essence tout en aplanissant, apparemment sans efforts, les difficultés de la partition relevant de la plus haute virtuosité.

    Enfin, l'originalité de ce flûtiste injustement méconnu s'exprime pleinement au travers des Cinq Incantations de Jolivet dont l'interprétation dépasse ce qui s'est fait jusqu'à présent. Nul autre que Guy n'a su rendre la vie à ce chef-d'oeuvre contemporain en alliant une force brute, notamment dans l'attaque des graves très purs, à un grand sens du phrasé très respectueux de la complexité du rythme et de la finesse des nuances indiquées par le compositeur. Ainsi, Guy met parfaitement en lumière le côté terrien de ces incantations par le biais d'une interprétation enthousiasmante.

    Ce petit bijou de CD doit donc urgemment compléter la collection de tout amateur de musique contemporaine pour flûte seule.

    Victor Wirthner - Musicologue

     

    American record guide

    If you know these composers, you probably know if you want this. If you don’t recognize the names, they are associated with the postwar avant-garde, though the Incantations by Andre Jolivet (1905-74) date from 1936. All of the music is for unaccompanied flute. Kazuo Fukushima (b 1930) spent time at Darmstadt and Cambridge, but his style is informed more by the Japanese shakuhachi and concepts of nature from Zen Buddhism and Noh art. Fukushima has written much for the flute, and his three pieces—Requiem (1956), Mei (1962), and Shun-San (1969)—take up a third of the program. Alti Sveinsson (b 1938) wrote his 21 Sounding Minutes as one-minute sketches of life in Iceland. They all have titles: Tone of Children, Tone of the tempest, Tone of fishes, etc. The Tone of God uses multiphonics to suggest that God’s language is quite different from and unintelligible to man. About the succession of pieces, the notes say “the chopper inescapably falls down”. At the end of a minute, each pièce is cut off by a rap of some object that I suppose is set to mark the time.

     

    Raffalli has excellent control and a fine sound. He first studied percussion and simultaneously got his professional certificate in carpentry. Then he entered a degree program to become a teacher, dropped out, and decided at 21 to start learning the flute. Very few professionals have taken such a circuitous path.

     

    The notes in English are fine and informative. The booklet also reproduces several oil paintings. Since the Jolivet is an early work and the Sveinsson is fairly accessible, the pieces by Fukushima are the only avant-garde sounding music. (GORMAN)

     

    507083.jpgCD Pierné, Sancan, Denisov

     

    American record guide

    Un merveilleux récital.

    Le programme du flûtiste français Guy Raffalli et du pianiste Peter Floer est un merveilleux récital. La sonate de Gabriel Pierné fait penser à Franck, celle de Sancan est enjouée, quant à Edison Denisov soulignons la fermeté. Les deux musiciens ont un jeu authentique et un équilibre rigoureux. Parfois la flûte est étouffée par le piano mais les musiciens réussissent à marier leur partie et en faire un réel duo. L'énergie de Floer est contre-balancée par le son profond de Raffalli. Le duo réussit un grand Pierné. Raffalli donne une interprétation contemplative des deux dernières pièces qui sous les mains de Floer expriment plus d'énergie et de brillant. Néanmoins, voilà deux musiciens accomplis et un choix de pièces intéressants.

     

    Classica

    Récital séduisant, ambitieux et fort bien joué.

    Le riche univers de Pierné… comme la sonatine de Sancan, dans laquelle le duo ne démérite pas en regard de Pahud et Le Sage (EMI), ravira tout amateur de musique française… Récital séduisant, ambitieux et fort bien joué.

     

    Répertoire

    En conclusion de ce programme définitivement placé sous le signe du néo-impressionnisme, nos deux excellents interprètes ont choisi la tendre et douce sonate de Denisov… Un disque très subtilement interprété par deux jeunes musiciens élégants et sensibles. (Philippe Simon)

     

    Le Monde de la Musique

    Bien composé, ce disque associe deux excellents musiciens : le flûtiste Guy Raffalli et le pianiste Peter Floer, formés tous deux en Suisse, à Lausanne et à Genève. (Franck Mallet)

     

    Valeurs Actuelles

    Une rencontre toute de délicatesse… Le son du flûtiste et la fluidité de son partenaire revisitent idéalement ces partitions, témoignage d’un temps arrêté. (Jacqueline Thuilleux)

     

    Madame Figaro

    Ces sonates respirent joie et liberté. Du beau divertissement. (Jacques Doucelin)

     

    L’Hebdo

    Sous le signe de l’élégance.

    Un répertoire qui leur va bien… Les œuvres sont fraiches, transparentes, aimables, et les jeunes musiciens ne les prennent pas plus au sérieux ou au tragique qu’il ne faut. Ils se font les sonorités légères, sans effets et gonflements superflus… Sous le signe de l’élégance. (Dominique Rosset)

     

    Le Temps

    La sonate de Pierné est une œuvre superbe, dont les mélodies s’élèvent et plongent à pic… Le flûtiste Guy Raffalli privilégie la dimension lyrique et rêveuse de l’œuvre… Il est accompagné avec force et limpidité par Peter Floer, dont le piano est magnifiquement timbré. Le duo s’accorde à merveille pour la sonate de Sancan… (Julian Sykes)

     

    24 Heures

    Ces pages tendres et paisibles mettent en valeur le son limpide et ample du flûtiste qui s’allie à la fière maîtrise du pianiste. (Matthieu Chenal)

     

     

     

     

     

  • Dernières Critiques

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    l'hebdo,guy raffalli,flûte traversière,fukushima,jolivet,sveinsson,récent disque

     

    Revue Musicale Suisse

     

    Thierry Dagon, 29.09.2013

    Guy Raffalli, un interprète particulièrement inspiré, présente des œuvres de Fukushima, Sveinsson et Jolivet.

    "Œuvres intenses, sans concession, taillée dans du granit, les trois pièces de Kazuo Fukushima (Requiem, Mei, Shun San) exigent de l’interprète une technique de souffle et de lèvres sans faille, ce que le flûtiste Guy Raffalli maîtrise à la perfection. Souvent sans vibrato mais avec des variations de pression, d’attaques, de couleurs qui ne sont pas sans rappeler parfois le sakuhachi, utilisation ornementale de micro-intervalles, de sons multiphoniques, de doubles-trilles, nous sommes résolument dans une écriture actuelle. Toutefois, Fukushima joue avant tout sur les juxtapositions d’émotions fugaces par lesquelles Guy Raffalli nous entraîne dans un monde de rêve habité de couleurs lumineuses.Les 21 miniatures de Atli Heimir Sveinsson nous guident dans un univers souvent tournoyant et ludique parfois presque naïf. Chaque morceau qui compose cette suite intitulée21 tonsdoit être exécuté en 1 minute ce qui, suivant la padge, fait jouer passablement de doubles-croches à la seconde ! A la fin de chaque pièce, l’on perçoit d’ailleurs, comme en clin d’œil, le claquement caractéristique d’une pendule d’échecs. 21 petits tableaux d’une exposition, qui nous font voir un monde de rapidité, rompant totalement avec l’univers zen des pièces de Fukushima.Seules pièces « du répertoire », les merveilleusesIncantations

     

    d’André Jolivet trouvent en Guy Raffalli un interprète qualifié et particulièrement inspiré. Cette musique, composée il y a presque 80 ans, reste aujourd’hui tout à fait moderne. Encore faut-il s’entendre sur ce mot ! D’une beauté insaisissable, les incantations ont été écrites avec une liberté intellectuelle totale face aux canons de l’écriture. On y perçoit bien, parfois, des successions de 12 sons qui pourraient faire penser à l’école viennoise. Mais ce serait enfermer un compositeur farouchement indépendant, car, à peine une série dessinée, on part très vite vers des couleurs orientales sans qu’il y ait disparité. Les 5 mouvements nous mènent sur des chemins de liberté qui ont gardé toute leur fraîcheur."

     



    L'Hebdo - Février 2013 - (Suisse)

            "La flûte traversière est un vecteur des musiques d'aujourd'hui. Le souffle, outil de communication ancestral, les rend organiques, dans une fluide et poétique quête. Guy Raffalli en donne la preuve avec le programme de son récent disque, incluant des oeuvres de K. Fukushima, A. H. Sveinsson et André Jolivet." (Dominique Rosset)

     


    King International - Février 2013 - (Japon)

            "Récital de flûte virtuose du 20e siècle par Guy Raffalli. Le Japon, l’Islande et la France y sont représentés. L’un des charmes de cet album est la palette chamarrée des couleurs employées pour chaque compositeur.

    Pour les œuvres de Kazuo Fukushima, le travail sonore évoquant le Shakuachi (flûte traditionnel japonaise) est impressionnant. Les sonorités tendent vers un espace méditatif digne d’un chef-d’œuvre, relatant l’origine orientale dans son caractère dramatique. Les sonorités nous transportent vers un éblouissant kaléidoscope stylisé.

    Les 21 tons de Alti Heimir Sveinsson, pièces d’une minute chacune et soudainement interrompues par un violent coup percussif, nous plongent dans un univers cinématographique de coupes de différentes scènes, toutes empreintes de couleurs lumineuses et éclatantes.

    Les 5 incantations d’André Jolivet nous plongent dans l’univers de l’atonalité par ses répétitions, comme frappé par une sorte de malédiction. Guy Raffalli les traite de manière très fine et de main de maître.

    Compétence, habileté et brillante virtuosité."


    l'hebdo,guy raffalli,flûte traversière,fukushima,jolivet,sveinsson,récent disqueAmerican record guide

    Un merveilleux récital.

              "Le programme du flûtiste français Guy Raffalli et du pianiste Peter Floer est un merveilleux récital. La sonate de Gabriel Pierné fait penser à Franck, celle de Sancan est enjouée, quant à Edison Denisov soulignons la fermeté. Les deux musiciens ont un jeu authentique et un équilibre rigoureux. Parfois la flûte est étouffée par le piano mais les musiciens réussissent à marier leur partie et en faire un réel duo. L'énergie de Floer est contre-balancée par le son profond de Raffalli. Le duo réussit un grand Pierné. Raffalli donne une interprétation contemplative des deux dernières pièces qui sous les mains de Floer expriment plus d'énergie et de brillant. Néanmoins, voilà deux musiciens accomplis et un choix de pièces intéressants." (Johnson).


     

    Fukushima, Sveinsson, Jolivet

     

    Gallo 1396—62 minutes, juillet 2013

     

     

     

    If you know these composers, you probably know if you want this. If you don’t recognize the names, they are associated with the postwar avant-garde, though the Incantations by Andre Jolivet (1905-74) date from 1936. All of the music is for unaccompanied flute. Kazuo Fukushima (b 1930) spent time at Darmstadt and Cambridge, but his style is informed more by the Japanese shakuhachi and concepts of nature from Zen Buddhism and Noh art. Fukushima has written much for the flute, and his three pieces—Requiem (1956), Mei (1962), and Shun-San (1969)—take up a third of the program. Alti Sveinsson (b 1938) wrote his 21 Sounding Minutes as one-minute sketches of life in Iceland. They all have titles: Tone of Children, Tone of the tempest, Tone of fishes, etc. The Tone of God uses multiphonics to suggest that God’s language is quite different from and unintelligible to man. About the succession of pieces, the notes say “the chopper inescapably falls down”. At the end of a minute, each pièce is cut off by a rap of some object that I suppose is set to mark the time.

     

    Raffalli has excellent control and a fine sound. He first studied percussion and simultaneously got his professional certificate in carpentry. Then he entered a degree program to become a teacher, dropped out, and decided at 21 to start learning the flute. Very few professionals have taken such a circuitous path.

     

    The notes in English are fine and informative. The booklet also reproduces several oil paintings. Since the Jolivet is an early work and the Sveinsson is fairly accessible, the pieces by Fukushima are the only avant-garde sounding music. (GORMAN)

     

  • Commentaire disque

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    DownloadedFile.jpegGuy Raffalli est un musicien à la fois humble et ambitieux. Son domaine de prédilection semble bien être l'aventure musicale dans le plus noble sens du terme... c'est à dire évidemment l'aventure intérieure ! 

    Le choix des œuvres réunies ici impose non seulement une très grande maîtrise de l'instrument mais aussi un très grand investissement de l'âme. 

    Les choix formels des compositeurs de ces pièces sont en surface très différents (il s'agit d'ailleurs de leçons magistrales en la matière) mais il y a un point de convergence assez évident en profondeur : une forme de  questionnement spirituel.

    Le travail de Guy Raffalli nous donne un exemple assez frappant de la manière dont on peut mettre la sonorité, la couleur, l'intensité lumineuse au service de l'œuvre.

    Sa flute semble produire un phénomène sonore parfaitement incarné. Il y a comme une simultanéité entre l'aspect virtuose et l'aspect intuitif...et c'est bien cela qui permet à l'auditeur d'accéder à l'extraordinaire force évocatrice de ces incroyables partitions.

    Guy Raffali est incontestablement un musicien d'une grande maturité dans ses choix et d'une grande force intérieure ! A suivre absolument !

    Adrien Hermans. Réalisateur Audio.